| 18 avril 1937 : Le souvenir de Jean Lorrain sera célébré ce matin à Nice |
| Le Petit Niçois | |
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Le souvenir de Jean Lorrain sera célébré ce matin à Nice Notre collaborateur parisien Ed. Cristini, qui a bien connu Jean Lorrain à Nice, nous a adressé le charmant billet suivant, préface exquise à la cérémonie de ce matin : ___________ Aujourd'hui, à 11 heures du matin, aura lieu à Nice, l'apposition d'une plaque commémorative sur la dernière résidence de Jean Lorrain : le Palais Astraudo, 7, place Cassini. M. Louis Gassin et le docteur César Roux remettront officiellement cette plaque à M. Jean Médecin, député-maire. M. Georges Normandy rappellera le souvenir du poète de La Forêt Bleue. Un déjeuner amical se déroulera ensuite, à L'Artistique. Voici, me dit mon vieil ami Georges Normandy, promoteur de l'initiative, une nouvelle qui réjouira votre coeur de Niçois. Qui non seulement réjouira mon coeur de Niçois, mais provoquera en outre une réconfortante impression et tant de chers souvenirs. Quelle pieuse idée que de rappeler, ne fut-ce que par une modeste plaque commémorative, l'attachement fidèle que Jean Lorrain témoigna jusqu'à sa mort pour notre ville de Nice, pour ce Mont-Boron qu'il affectionnait par-dessus tout, pour ce vieux quartier du Port où il venait dès qu'il le pouvait, retrouver auprès de la plus adorée des mères, le calme et la tranquillité dont avait tant besoin son âme assoiffée d'idéal et son imagination toujours en ébullition. Comme vous avez raison, mon cher Normandy, de croire à ma joie de voir enfin notre Nice rendre un juste hommage à celui qui, pendant tant d'années, fut un de ses plus enthousiastes admirateurs. Les Niçois évoqueront le Jean Lorrain brave homme, le Jean Lorrain généreux et pitoyable, le Jean Lorrain qui, malgré la célébrité qui était venue l'auréoler, resta toujours le meilleur des confrères. Je le vois encore venant me demander de rendre sa liberté à Jean Galmot que hantait le goût, l'appel ardent de l'aventure. ― Voyez-vous, me disait-il, comme je m'étonnais que celui qui était alors mon collaborateur au Petit Nicois ne vienne pas lui-même me faire part de son désir, Galmot est, comme moi, un grand timide. Il avait peut-être raison. Sa timidité, n'est-ce pas pour la pouvoir vaincre que Jean Lorrain s'éleva à la hauteur du génie ? Edouard Cristini |
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| Dernière mise à jour : ( 04-09-2010 ) | |