Dès ses débuts à Paris, Jean Lorrain rencontra Paul Adam en découvrant les cercles Hydropathes, les cabarets montmartrois et le Quartier latin. Les deux hommes entretiendront une amitié et une admiration réciproques tout au long de leur vie. Lorrain dédiera même MONSIEUR DE PHOCAS à "l'ami sûr et à l'artiste rare" ; quant à Paul Adam, il sera l'un des témoins (avec Octave Uzanne) de Lorrain au cours du duel qui opposa celui-ci à Marcel Proust .
"Jean Lorrain, en décrivant la courbe de la "névrose" qui secoue les élites anciennes et contemporaines au milieu de leurs luxes, de leurs manies, de leurs ambitions, a tiré de cette humanité grimaçante tout un comique que n'avait su découvrir Molière. Ce comique prodigieux résulte du contraste entre l'affinement extrême et la bestialité naïve unis, à la même heure et pour les mêmes causes, dans la même personne [...] L'historien qui voudra ressusciter l'existence et les goûts de cette société bizarre mais certaine, n'aura certes qu'à s'en remettre au témoignage de Jean Lorrain. Comme il me l'a dit souvent, il n'a rien ajouté, rien retranché de ses constatations. Nice, Monte-Carlo, toute la Riviera, certains quartiers de Paris lui offrirent à foison les hommes et les femmes de ses contes, les protagonistes de ses impérissables dialogues. Sous tous les masques, il y a de la chair et de la passion vivantes."
(LE COURRIER FRANCAIS)
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Dernière mise à jour : ( 29-10-2007 )
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