Pour paraphraser Jean Lorrain lui-même, je dirais que je donne à Huysmans une place à côté de Lorrain dans mon coeur (1). C'est pourquoi je me réjouis que ces deux hommes, ces deux écrivains se soient rencontrés, appréciés et aient noué une vraie belle amitié. Pour plus de précisions sur cette relation et son évolution, on consultera avec profit, outre les biographies consacrées aux deux auteurs, la CORRESPONDANCE JEAN LORRAIN – JORIS-KARL HUYSMANS présentée par Eric Walbecq (2) et L'AMITIE DE HUYSMANS ET DE JEAN LORRAIN par Jacques Lethève (3). Pour ma part, je m'attacherai ici à relever plus particulièrement ce qui, par delà leurs différences, les rapproche l'un de l'autre.
En 1884, Huysmans, alors âgé de 36 ans, rompt avec l'inspiration naturaliste de ses premières oeuvres en publiant A REBOURS (4) qui sera considéré comme « le bréviaire de la Décadence » (5). A cette époque, Jean Lorrain a 29 ans, deux recueils de poèmes édités à compte d'auteur, se partage entre Paris et Fécamp, lit beaucoup et travaille sur son premier roman, LES LEPILLIER (6), qui sortira l'année suivante en provoquant quelques remous au sein de la bonne société fécampoise. La rencontre du jeune poète avec le personnage de Des Esseintes est un choc tant émotif qu'esthétique ; en 1887, il évoquera ce roman « éclatant tout à coup dans la jeunesse artiste comme une grenade » (7). Selon son habitude, Jean Lorrain laisse libre cours à son enthousiasme et à son admiration au travers de lettres qu'il envoie à son aîné, ainsi que plusieurs photographies le représentant diversement costumé dans l'abracadabrant décor de sa chambre à coucher de Fécamp. Sans doute Huysmans, d'un naturel méfiant et volontiers sarcastique, fut-il quelque peu éberlué par cet hommage inhabituel qui lui signifiait à brûle-pourpoint que Jean Lorrain et Jean Floressas des Esseintes ne faisaient qu'un. Quoi qu'il en soit, l'excès même de cette ferveur, sa fougue, sa naïveté aussi et son incontestable sincérité firent que Huysmans, mi-choqué, mi-railleur, agréa cependant cette correspondance (8). Les deux hommes finirent par se rencontrer au Ministère de l'Intérieur où l'auteur d'A REBOURS occupait un poste de fonctionnaire : « Vu hier Huysmans au ministère. J'y suis resté des heures et ne l'ai délivré de ma personne qu'à 6 heures. Oh ! celui-là, c'est le régal suprême. Suis encore sous le charme, presque amoureux, vraiment, de cette pourriture exquise et de ce cérébral idéalisé » (9). A cet extrait d'une lettre de Lorrain à Charles Buet, répond comme en écho cette opinion que Huysmans donna à Jules Huret lors de son « Enquête sur l'évolution littéraire », en 1891 : « [...] et Jean Lorrain, tenez, qui fait admirablement grouiller la pourriture parisienne bien gratinée, bien faisandée ... Il le ferait palpitant, s'il le faisait, son roman de la pourriture ! ... » (10). C'est entre ces deux dates que se situe le plus fort de leur amitié. Après 1891, des divergences de parcours ainsi que quelques malentendus l'effilocheront jusqu'à la rupture finale en 1903.

Durant ces presque dix ans, Lorrain et Huysmans ont été de grands amis, voire des complices. Notons d'emblée que ni l'un ni l'autre ne s'est embarrassé de ce qui, au prime abord, aurait pu les séparer, ou tout au moins, limiter leurs relations. Premièrement, la différence d'âge : leurs sept ans d'écart (qui justifient que l'un était un écrivain reconnu et l'autre encore un novice) étaient suffisants pour les maintenir dans des rapports de maître à disciple ; mais dès 1885, le ton de leur correspondance atteste le niveau de familiarité qui s'est établie entre eux, volontairement équivoque chez Lorrain (« [...] mais que voulez-vous je suis très fille et, comme crierait Nana, je te gobe » (11) ; « Je vous idole toujours » (12)), franchement affectueuse chez Huysmans (« [...] j'eus mieux fait de vous remercier tout simplement, sans tant de détails, de votre bonne sympathie et de votre bonne prose [...] Bien à vous, mon cher ami, et une vraie bonne poignée de main » (13)) Nulle notion de hiérarchie non plus dans les services mutuels qu'ils se rendent, chacun épaulant l'autre en fonction de ses compétences et de ses relations. C'est ainsi que Lorrain pilote son aîné, curieux de toutes les expériences, dans les bas-fonds de la capitale, des tavernes louches aux bals de barrières en passant par ces lieux mal famés dispensateurs de tous les plaisirs. Il lui offre également l'occasion de rencontrer dans son atelier le « maître sorcier » (14) Gustave Moreau à qui l'auteur d'A REBOURS rêvait d'être présenté et, bien sûr, il écrit, dans divers journaux, plusieurs articles élogieux sur l'oeuvre de Huysmans. De son côté, ce dernier se sert de sa notoriété pour recommander son jeune ami auprès des éditeurs ; de même, il citera Lorrain au nombre des « jeunes de beaucoup de talent » (15) au cours de son interview sur « l'Evolution littéraire ».
Ensuite, il y a l'aspect physique : aucun point commun entre l'homme aux chats et l'homme aux grenouilles. Huysmans se décrit lui-même ainsi : « [...] un chat courtois, très poli, presque aimable, mais nerveux, prêt à sortir ses griffes au moindre mot. Sec, maigre, grisonnant, la figure agile, l'air embêté [...] » (16) ; portrait félin, un peu inquiétant, corroboré par ceux qui l'ont approché, par exemple Francis Enne : « Qu'on se figure un grand sécot, à la barbe blonde, aux traits pointus, aux yeux vifs et railleurs, avec un nez d'aigle, un front en poire et l'ensemble de toute la tête ayant une physionomie méphistophélique » (17), ou Jules Huret : « [...] l'artiste sec et nerveux, [le] Méphisto aux yeux de félin, à la barbe en pointe, au sourire amer [...] » (18), ou encore Jean Richepin : « Le chef broussailleux, avec, sur les bajoues, une barbe inquiète de primitif qui met des tons d'or à la peau en parchemin d'un nerveux. Gracile, le ventre en limande, il se dandine, furetant du nez et piquant les choses avec les gluaux de ses yeux, dans un sautillement de chat qui joue » (19). Face à cette silhouette faunesque aux yeux de mistigri, Lorrain oppose « sa figure claire aux maxillaires assassins » (20) aux « yeux assez beaux, comme des yeux de crapaud » (21). Il est assez plaisant d'imaginer ces deux hommes allant ensemble au beuglant ou au Bal du Château-Rouge, marchant côte à côte en devisant, le plus âgé vêtu sobrement d'une redingote ou d'un paletot sombre, arpentant le pavé à la manière erratique de Cyprien Tibaille (22), le plus jeune bombant le torse dans un effarant accoutrement de dandy, la paupière lourde soulignée de khôl, tous les deux l'oeil aux aguets et le sarcasme aux lèvres. Cette image, un peu caricaturale, peut prêter à sourire, mais il faut bien que ces deux-là aient découvert, derrière leur apparence si mal assortie, le pan d'âme qui allait les rapprocher ; sous la nervosité inquiète de Huysmans, sous l'ostentatoire crânerie de Lorrain, chacun a reconnu chez l'autre ce même sentiment supérieur et honteux à la fois, cette même forme de désir mêlé de souffrance qu'on appelle l'insatiabilité. Qu'allaient-ils chercher ensemble, si dissemblables et pourtant si proches, mus par la même insatisfaction chronique et la même appétence des expériences inédites, si ce n'est l'illusoire apaisement de leurs déchirements intimes ainsi que la très réelle inspiration à leur travail d'écrivains. Je ne pense trahir personne en estimant que cette phrase de Paul Valéry sur Huysmans pourrait aussi bien s'appliquer à Lorrain : « On eût dit [...] que les abominations de toute espèce eussent pour effet d'engendrer un artiste spécialement fait pour les peindre dans un homme créé spécialement pour en souffrir » (23).
A ce rapide survol de la partie "visible" des deux hommes, sans doute ne serait-il pas inutile de rajouter un mot concernant leur vie sexuelle. Si Jean Lorrain ne faisait pas mystère de ses moeurs homosexuelles, Huysmans, quant à lui, « remerci[ait] le Ciel de ne pas [lui] avoir donné des goûts pareils ! » (24) dans sa réponse à l'étude du docteur M. A. Raffalovitch intitulée « Uranisme et unisexualité », document dans lequel l'auteur d'A REBOURS évoque ses soirées passées avec Lorrain dans des bars d'invertis. On sait aussi que l'écrivain normand comptait de nombreuses et fidèles amies, fréquentait autant les Parisiennes en vue que les pierreuses et a laissé sur les femmes de son époque un incomparable témoignage ; alors que Huysmans, célibataire endurci, misogyne et misanthrope, mais luxurieux, exècre la femme à cause du besoin furieux qu'il a d'elle. Des goûts et des appétits différents donc, mais dans lesquels affleurent un certain nombre de ressemblances : le corps prématurément usé (les deux hommes connaissent, de leur propre aveu, des périodes d'impuissance sexuelle), la désillusion (« Il ne me reste de ces mélancoliques expériences que l'impression d'une épouvantable corvée » (25) se désespère Lorrain), l'angoisse qu'engendre une situation en porte-à-faux (celle de Huysmans matant ses « crises juponnières » dans les lupanars et en ressortant perclus de dégoût, de honte et de remords ; celle de Lorrain fanfaronnant et affichant ses vices à une époque où l'homosexualité était passible d'emprisonnement). Et l'on pourrait raisonnablement ajouter l'attirance pour les amours uraniennes, évidente chez Lorrain, beaucoup plus trouble chez Huysmans qui confesse cette fascination par la bouche de Des Esseintes et, surtout, de Durtal. Dernier point commun, qui ne manque pas de sel : la rupture, en 1903, entre l'inverti notoire et le misogyne patenté sera parachevée par une femme, Jeanne Jacquemin (26), une connaissance commune.
Le 17 avril 1891, Jean Lorrain écrit à Huysmans: « Au fond quels tourmentés nous sommes, mon pauvre ami, et combien misérables d'être venus si tard dans la veulerie de ces temps ... » (27). C'est bien là que les deux hommes se rejoignent, pareillement dépositaires d'une âme écorchée, déchirée, titubant dans le fond d'un siècle atteint de « névropathie galopante » (28), tantôt fourbue et découragée, tantôt convulsive et flamboyante dans son impossible quête de la pureté : que l'on pense à ce « volume tout blanc » (29) que Huysmans voulait écrire et à cette vie chaste qu'il souhaitait désespérément mener, à la « blancheur immaculée » (30) des princesses d'ivoire et de givre des contes de Lorrain. C'est , enchâssée dans une chair repue de vices, une même âme souffrante qui cherche la voie de la perfection, « obligé[e] d'avaler les élixirs de lis [...] pour chasser l'obsédante horreur des vieux péchés » (31), et qui se désole : « Je ne suis qu'un miroir et l'on me veut pervers » (32). Il suffit de lire leur oeuvre tout imprégnée, saturée d'eux-mêmes (d'A REBOURS à L'OBLAT en passant par LA-BAS et du CRAPAUD à MONSIEUR DE PHOCAS en passant par HISTOIRES DE MASQUES) pour comprendre que ces deux errants ont vécu leur vie comme un sacerdoce et l'écriture comme un acte visionnaire. Ils avaient l'un et l'autre l'amour et le sens du mot – un verbe dru et fulgurant chez Huysmans, un style aigu et chatoyant chez Lorrain – ; ils connaissaient l'art subtil et cruel de faire éclater en morceaux la carcasse de lettres pour mettre à nu des entrailles de chair vive.
Au-delà des apparences, par delà les affinités de goûts littéraires et artistiques (ils admiraient pareillement Moreau, Villiers de l'Isle-Adam, Verlaine ...) et de tendances (le pessimisme, la « pourriture » ...), on remarque de curieuses similitudes de vie. En premier lieu, ils sont tous deux valétudinaires et l'on trouve, dans leur correspondance, plusieurs références à leur santé défaillante : « Dès que la nuit tombe, j'ai 103 ans, je tousse, crache, m'ébranle la tête comme le catarrheux le plus sûr. C'est égal c'est pas drôle, à la fin, de n'être jamais en bonne santé, et ça m'a fait l'air de devoir être mon futur lot » (33) se plaint Huysmans dans une lettre de 1886 ; et Lorrain de renchérir un an plus tard : « Je viens de passer par des affres terribles, un mois et demi d'iodure de potassium, de mercure, etc [...] C'est charmant de constater qu'on est soi-même une charogne et une pourriture » (34). On notera que ni l'un ni l'autre ne s'illusionne sur sa longévité, et pour cause : à cette époque, les deux hommes sont déjà intoxiqués, chacun par sa drogue de prédilection, à savoir le tabac et l'éther, qui finira par les emporter. Le 30 juin 1906, Jean Lorrain succombera à une ultime perforation du côlon due à son éthéromanie ; un an plus tard, le 12 mai 1907, Huysmans, rouleur impénitent de cigarettes, mourra d'un cancer de la gorge et de la mâchoire.
Deuxième similitude : le dégoût de Paris qui les pousse à fuir la capitale en ce début du nouveau siècle. Leur amitié s'est déjà relâchée depuis quelques années, depuis que Huysmans, en route vers la conversion, s'est engagé sur la voie de la mystique chrétienne. « Je conçois que Paris vous dégoûte. Moi, je vais en filer avec allégresse » (35) écrit-il à Lorrain en novembre 1898. Après plusieurs retraites dans différentes communautés religieuses, il se retire finalement à Ligugé, l'année suivante, dans la maison qu'il a fait construire près d'un monastère bénédictin, hors de la capitale « pestilentiel[le] et ignoble » (36) où « le besoin des égorgements se fait sentir » (37). De son côté, Jean Lorrain multiplie les voyages loin de « la ville empoisonnée » (38), loin de cette existence surmenée qui ne lui a rapporté qu'« un tas d'ennemis féroces et la plus détestable des réputations ! » (39), avant de s'installer définitivement à Nice à la fin de l'année 1900. Il est évident que ces deux hommes, exilés volontaires, auraient dû mourir loin de Paris, dans le lieu qu'ils s'étaient choisi, mais Paris, ville tentaculaire, les a ramenés près d'elle à l'heure dernière. En mars 1901, Huysmans fait sa profession solennelle d'oblature (sous le nom de Frère ... Jean !) mais, en septembre de la même année, la promulgation de la loi sur les Associations contraint les moines au départ et le nouvel oblat, l'âme meurtrie, est obligé de retourner vivre à Paris : « Je suis démâté... J'ai mal à la tête et j'ai le coeur constamment gros, j'étouffe [...] je ne croyais pas que ce désastre du cloître m'affligerait autant » (40). Huysmans mourra donc à Paris, six ans plus tard, dans son appartement de la rue Saint-Placide. Quant à Lorrain, c'est le 12 juin 1906 qu'il se rend à la capitale pour régler plusieurs affaires qu'il enchaîne à un rythme trépidant : « [...] je suis bien bousculé, surmené et déjà fatigué [...] Ah ! ce Paris ! Je le hais » (41). Et encore : « Tous ces gens me harcèlent, sachant que je ne fais pas long feu [...] Les seules heures que j'ai de bonnes sont celles où je rentre me terrer, comme une bête traquée, dans ma chambre, les heures où je suis absolument seul. Tout me fatigue » (42). Le soir du 30 juin, dans une chambre de la clinique Saint-Ferdinand où il a été transporté en urgence, Jean Lorrain s'éteint des suites d'une hémorragie interne, perdant peu à peu conscience sous l'effet de la morphine qu'on lui administre à fortes doses.

Cette belle amitié, malheureusement ébréchée dans sa phase finale par l'attitude peu charitable de Huysmans et par la rancune de Lorrain, trouva sa conclusion, semble-t-il, dans un retour à de meilleurs sentiments, à défaut de réconciliation. Jean Lorrain continua à envoyer ses ouvrages à son aîné, comme en témoigne cette dédicace de son dernier recueil de nouvelles, LE CRIME DES RICHES : « A Joris Karl Huysmans. Son ami Jean Lorrain. Nice 26 mai 1905 » (43). Quant à Huysmans, lui-même en proie aux vives souffrances occasionnées par sa maladie, il pria (44) pour l'âme de celui qu'il avait appelé « homme perdu » (45) mais aussi « ange tentateur » (46).
Qui étaient-ils, au fond, ces deux hommes « enchantés l'un de l'autre » (47) ? Même chair dolente, mêmes sens faisandés, même âme insatisfaite : cela correspond assez bien à la définition de l'individu fin-de-siècle, à cette personnalité décadente faite de cynisme et de consternation et dont l'existence, en perpétuel porte-a-faux, pourrait tenir dans ces deux mots de Huysmans à Lorrain : « Pauvres nous ! » (48). Parce qu'ils furent de grands tourmentés et de grands sensitifs, ils eurent, pris de vertige dans leur époque en pleine mutation, la vision du siècle futur – le nôtre –, une vision sombre et lucide que l'avenir se chargera amplement de justifier. A la veille du premier de l'an 1900, Huysmans adressait ses voeux à ses amis « [...] pour affronter ce nouveau siècle qui me semble s'ouvrir sur un porche derrière lequel s'étend une allée infinie d'ordure » (49), tandis que Lorrain, fuyant Paris, dénonçait la société moderne soumise à « l'inique oppression de l'argent, sa tyrannie dissolvante et sa féroce emprise sur la bêtise hypnotisée des foules » (50). Nous ne pouvons que leur donner raison, nous qui, comme eux auparavant, vivons aujourd'hui « la chronique navrante d'une effroyable usure d'âme » (51).
(1) L'expression exacte de Jean Lorrain, à propos d'Elémir Bourges et de J.K. Huysmans, est : « J'adore cet Elémir Bourges et je veux lui écrire. Je lui donne une place à côté de Huysmans dans mon coeur ». Lettre à Oscar Méténier, publiée par Philippe Jullian in Jean Lorrain ou le Satiricon 1900, Fayard, 1974, p.78
(2) Correspondance Jean Lorrain – Joris-Karl Huysmans, présentation et notes par Eric Walbecq, Du Lérot, 2004
(3) Jacques Lethève, « L'amitié de Huysmans et de Jean Lorrain », Le Mercure de France n°1129, septembre 1957, pp.71 à 89
(4) Joris-Karl Huysmans, A Rebours, Charpentier, 1884
(5) Selon l'expression d'Arthur Symons.
(6) Jean Lorrain, Les Lépillier, Giraud, 1885. A propos de ce roman, voir mon article : « Jean Lorrain et les Fécampois »
(7) Jean Lorrain, « Paris d'aujourd'hui : Joris-Karl Huysmans », L'Evénement du 19 mai 1887, repris in Correspondance Jean Lorrain – Joris-Karl Huysmans, op.cit. p.99. L'expression vient de Huysmans lui-même in « J.K. Huysmans », Les Hommes d'aujourd'hui, Léon Vanier, 1885, repris in Joris-Karl Huysmans, En marge, Du Griot, 1991, p.63
(8) Sur la réaction de Huysmans, voir le témoignage de Pierre-Victor Stock in « Mémorandum d'un éditeur. Jean Lorrain anecdotique », Le Mercure de France n°960, 15 juin 1938, pp.553 et 554
(9) Lettre de Jean Lorrain à Charles Buet, citée in Thibaut d'Anthonay, Jean Lorrain, miroir de la Belle Epoque, Fayard, 2005, p.181
(10) Opinion de J.K. Huysmans in Jules Huret, « Enquête sur l'évolution littéraire », L'Echo de Paris du 6 avril 1891, repris in Joris-Karl Huysmans, A propos. Interviews, réponses et opinions, présentation par René-Pierre Colin, Séquences, 2000, p.33
(11) Lettre de Jean Lorrain à J.K. Huysmans, datée de « Ce jeudi soir 1885 », publiée par Eric Walbecq in Correspondance Jean Lorrain – Joris-Karl Huysmans, op.cit., p.28
(12) Lettre de Jean Lorrain à J.K. Huysmans, ibid., p.34
(13) Lettre de J.K. Huysmans à Jean Lorrain, ibid., p.42
(14) Jean Lorrain, « Chronique de Paris – Un maître sorcier », L'Evénement du 29 novembre 1888
(15) Opinion de J.K. Huysmans in Jules Huret, « Enquête sur l'évolution littéraire », op.cit.
(16) Joris-Karl Huysmans, « J.K. Huysmans », Les Hommes d'aujourd'hui, Léon Vanier, 1885 (autoportrait publié sous le pseudonyme d'A. Meunier), repris in Joris-Karl Huysmans, En marge, études et préfaces réunies et annotées par Lucien Descaves, Du Griot, 1991, p.63
(17) Francis Enne, « A Rebours », Le Réveil du 22 mai 1884, repris in Joris-Karl Huysmans, A propos, op.cit., p.21
(18) Jules Huret, « Retiré de la vie. Chez Joris-Karl Huysmans », Le Figaro du 3 février 1900, repris in Joris-Karl Huysmans, A propos, op.cit., p.73
(19) Jean Richepin, « Portraits à l'encre, les six Naturalistes », Le Gil Blas du 21 avril 1880, cité par Guy Chastel in J.K. Huysmans et ses amis, Grasset, 1957, p.207
(20) Henry Bataille, « Jean Lorrain », Le Journal du 29 mai 1902
(21) André Germain, Les Fous de 1900, La Palatine, 1954, p.51. Pour le portrait détaillé de Jean lorrain par ses contemporains, je renvoie à la rubrique du site intitulée « Jean Lorrain vu par ... »
(22) Héros des Soeurs Vatard et d'En Ménage et l'un des doubles de Joris-Karl Huysmans.
(23) Paul Valéry, Huysmans, Marcel Sénac, 1927
(24) Réponse de J.K. Huysmans à Marc-André Raffalovitch, publiée en 1904, repris in Joris-Karl Huysmans, A propos, op.cit., p.96
(25) Cité par Pierre-Léon Gauthier in Jean Lorrain, la vie, l'oeuvre et l'art d'un pessimiste à la fin du XIXe siècle, André Lesot, 1935, p.64
(26) Sur « l'affaire » Jeanne Jacquemin, voir Thibaut d'Anthonay, op.cit., pp.828 à 832.
(27) Lettre de Jean Lorrain à J.K. Huysmans, datée de « Auteuil, ce 17 avril » [1891], publiée par Eric Walbecq, op.cit., p.50
(28) François Boddaert, « Postface » (datée de 1991) in Hubert Juin, Lectures « fins de siècles », Christian Bourgois, 1992, p.430
(29) Lettre de J.K. Huysmans à Jules Destrée, datée du 21 avril 1891, citée par Robert Baldick in La vie de J.K. Huysmans, Denoël, 1958, p.217
(30) Jean Lorrain, « Préface. Les contes », Princesses d'ivoire et d'ivresse, Séguier, 1993, p.30
(31) Lettre de J.K. Huysmans à Jean Lorrain, publiée par Eric Walbecq, op.cit., p.58
(32) Poème sans titre de Jean Lorrain envoyé à Aurel, cité par Thibaut d'Anthonay, op.cit., p.761
(33) Lettre de J.K. Huysmans à Jean Lorrain, publiée par Eric Walbecq, op.cit., p.35
(34) Lettre de Jean Lorrain à J.K. Huysmans, ibid., p.39
(35) Lettre de J.K. Huysmans à Jean Lorrain, ibid., p.65
(36) Lettre de J.K. Huysmans à Odilon Redon, citée par Robert Baldick, op.cit., p.178
(37) Idem.
(38) Lettre à Ernest Gaubert, datée de « Peira Cava ce 14 août » [1904], reproduite en fac-similé in Ernest Gaubert, Jean Lorrain, Sansot et Cie, 1905, p.46. Cette lettre a fourni le titre du recueil de chroniques : Jean Lorrain, La Ville empoisonnée, Crès, 1936, publié par les soins de Georges Normandy.
(39) Lettre de Jean Lorrain à J.K. Huysmans, publiée par Eric Walbecq, op.cit., p.38
(40) Extrait, daté du « lundi 30 septembre 1901 », du journal intime de J.K. Huysmans, collection Pierre Lambert, cité par Robert Baldick, op.cit., p.347
(41) Lettre de Jean Lorrain à sa mère, datée de « Paris, le 18-6-06 », publiée in Jean Lorrain, Lettres à ma mère, Excelsior, 1926, p.168
(42) Lettre de Jean Lorrain « à une amie », datée du « 20 juin » [1906], publiée par Georges Normandy in Jean Lorrain intime, Albin Michel, 1928, p.168
(43) Dédicace reproduite en fac-similé par Eric Walbecq, op.cit., p.80
(44) D'après Jacques Lethève in « L'amitié de Huysmans et de Jean Lorrain » op.cit., p.89
(45) Lettre de J.K. Huysmans à Jean Lorrain, publiée par Eric Walbecq, op.cit., p.51
(46) Lettre de J.K. Huysmans à Jean Lorrain, ibid., p.52
(47) Georges Normandy, Jean Lorrain, Vald. Rasmussen, 1927, p. 81
(48) Lettre de J.K. Huysmans à Jean Lorrain, publiée par Eric Walbecq, op.cit., p.67
(49) Lettre de J.K. Huysmans à Léon Leclaire, datée du 31 décembre 1900, citée par Robert Baldick, op.cit., p.337
(50) Jean Lorrain, « Dédicace » [à Pierre Valdagne, écrivain et éditeur], Le Crime des riches, Douville, 1905
(51) Jean Lorrain, « Dédicace », Le Vice errant, Ollendorff, 1902
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