Du 18 septembre 2009 au 24 janvier 2010 : Le Musée Van Gogh, 7 Paulus PotterStraat, à Amsterdam, accueille la première rétrospective des oeuvres d'Alfred Stevens (1823-1906) réunissant plus de soixante peintures.
Alfred Stevens, artiste belge bien connu à Paris pour ses portraits de femmes, séduisit Robert de Montesquiou qui voyait en lui "le subtil monographe de l'éternel féminin". Moins enthousiaste que le comte, Jean Lorrain, tout en reconnaissant à Stevens "une palette inimitable" et un rendu magistral des chairs et des étoffes, tique sur ce qui lui semble être "plutôt un document de l'histoire du costume qu'une oeuvre de grand art. Ce sont les maladroitres et curieuses modes de l'Empire notées par un oeil de peintre et non un oeil d'artiste, car, en dehors du châle de l'Inde dont il a drapé merveilleusement ses modèles, il n'a su tirer de l'époque dont il fut témoin ni la déformation, ni l'idéalité qui consacrent un maître. Dans une pâte, une richesses et une saveur de tons qui font de Stevens le premier coloriste flamand des coloristes français, il a rendu, en les aggravant parfois d'afféterie et d'une pointe de sentimentalité de romance, la prétention des robes à volants, la nullité des corsages à Berthe, la canaillerie bougeoise du pouf et la majesté oisonne de la crinoline." (Poussières de Paris, tome II). Pour la petite histoire, c'est dans le vaste hôtel particulier ayant appartenu à Alfred Stevens, rue Victor Massé, que le cabaret du Chat Noir (que Jean Lorrain fréquenta dès ses débuts) déménagea en 1885 et en pleine nuit.
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