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Jean Lorrain : Consul, le singe des Folies-Bergère |
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"Jean Lorrain : CONSUL, le singe des Folies-Bergère"
Livrenblog, février 2009.
Avec ce récit clôturant LE CRIME DES RICHES et mettant en scène un chimpanzé savant dont la face a été rasée pour "accentuer une attristante ressemblance humaine", on retrouve un thème fréquemment exploité par la littérature fin de siècle et présent dans l'oeuvre de Jean Lorrain : celui du singe affublé de vêtements, à la fois animal de compagnie fortement sexualisé, jouet équivoque et avatar humain, soumis aux caprices plus ou moins pervers de ses maîtres et catalyseur plus ou moins innocent de leurs vices. Il en est ainsi du petit singe dont raffole le prince Noronsoff, "amusé d'un détail du sexe de l'animal, deux billes d'un bleu de lapis pâle surmontées d'une écarlate gousse de piment" et qui finira jeté par la fenêtre. Le propriétaire de la chaumière de Dolmancé, quant à lui, vit en compagnie d'"une grimaçante et minaudière guenon, presque féminine de coquetteries et d'attitudes", parée comme une infante. Et la belle Barbara Van Mierris, évoquée par Monsieur de Bougrelon, possède " une singesse [qui] était un personnage", "presque humaine de laideur et de minauderie", qu'elle traite mieux que son domestique noir et dont les simagrées ne manquent pas de troubler les protagonistes masculins de l'histoire.
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Dernière mise à jour : ( 21-02-2009 )
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